L'Atranquille est une démarche collective de réflexion et de création. Le dialogue, initié début 2014, a donné naissance à diverses formes d'expression. Captation vidéo, projet chorégraphique, travail photographique et oeuvre sonore sont autant de vecteurs des questions qui nous animent. Pensées à 3, cousues à 6 mains, nos propositions s'imaginent et se construisent à plusieurs. Les dimensions de partage, d'écoute et de transmission sont au coeur d'un projet ouvert à la rencontre, aux échanges et à la surprise.

 

L'histoire

 

Nous nous sommes retrouvés à travailler à partir d'un tas de vêtements et avons expérimenté la question du corps lié à cette matière brute du quotidien. Nous nous sommes d'abord tournés vers une forme chorégraphiée par la mise en mouvement et en jeu de notre propre corps, celui d'une femme et d'un homme. Dans l'acte de s'habiller, se déshabiller, très vite la question du genre nous est apparue comme évidente.

 

 

Le propos

 

Le vêtement est un objet suprême en tant que porteur de symboles dans toutes les sociétés. Il véhicule des valeurs, des croyances, des idéologies, des appartenances, des coutumes, des préjugés, dicte des conduites et des catégorisations.

Nous nous sommes saisis de ces idées pour les questionner, les détourner, les renverser et les éprouver notamment à travers le thème de la féminité. Haut lieu d'investigation de l'habit et de l'apparence insufflée par l'industrie médiatico-textile.

 

 

Les propositions

 

  • PAPER DOLLS  montage vidéo à partir de photographies numériques

  • L'ATRANQUILLE  installation éponyme, projection de diapositives pour un visiteur

  • UNE FEMME. POINT D'INTERROGATION  installation sonore pour deux personnes

  • PRENDS CA  installation vidéo et chaussures

  • LE LABORATOIRE expérimentation autour de la matière "vêtement" temps de création sculpturale in-situ à dimension participative (temps d'accueil ouvert au public)

L’Atranquille est une démarche collective de réflexion et de création artistique. Pensées à 3, cousues à 6 mains, nos propositions s’imaginent et se construisent à plusieurs et s’amusent à investir l’espace public. Les dimensions de partage et d’écoute sont au coeur de notre projet qui se nourrit des échanges.

Le dialogue, initié début 2014, a donné naissance à diverses formes d’expression : captation vidéo, projet chorégraphique, travail photographique et oeuvre sonore qui sont devenus les vecteurs des questions qui nous animent.

Le point de départ est le « tas de vêtements » autour duquel nous nous sommes retrouvés et avons travaillé, expérimenté la question du corps. Nous nous sommes efforcés de vider ces objets si usuels de leur côté fonctionnel pour tenter de redonner un statut de matière brute au textile. Nous avons d’abord opté pour une forme chorégraphiée impliquant la mise en jeu et en mouvement de notre propre corps, celui d’une femme et d’un homme, dans les actes de s’habiller et de se déshabiller. Très vite la question du genre a émergé. Tant par la distribution « genrée » des vêtements eux-mêmes (coupes, formes, couleurs...) que par les attitudes « provoquées » par cette même distribution.

Les questions soulevées ont été : Y a-t-il une manière féminine ou masculine dans les gestes du vêtir et du dévêtir ?
Dans quelle mesure ce que l’on porte vient influer nos attitudes et notre gestuelle, notre manière de marcher, notre propre image ? De là, de quel corps parle-t-on et quelle est la fonction du vêtement ?

Le collectif a travaillé à partir de cet objet du quotidien en s’appuyant sur la multiplicité des symboliques qu’il peut contenir. « Transporteur » de représentations sociales, le vêtement peut être appréhendé comme interface dans la communication et la rencontre entre individus. Ce produit de consommation massive semble jouer un rôle dans les constructions identitaires et participer notamment à la construction de notre image en tant qu’homme ou femme, agissant comme une sorte de catalyseur.

Il s’agit davantage pour nous de cibler certains symboles et de s’amuser à imaginer comment les détourner.

L’enjeu est de venir interroger la notion d’influence et de modèle véhiculé par les discours dominants. Dans un contexte économique d’industrialisation à grande échelle où mass média et marketing dictent la mode, quels sont les codes en vigueur ? Quelle sont leurs effets sur les mentalités et les corps ? Si la question de la distinction homme/femme est partie intégrante du développement de tout un chacun, dans quelle mesure les notions de féminin/masculin sont-elles liées à une logique de marché ? Derrière les évidences, le genre n’est-il pas à réinterroger en tant que concept ? De quoi est-il lui-même le produit?

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